Bové aussi veut son pourcent
Il l'a fait : José Bové a déclaré sa candidature à la Présidence de la République. Après le succès du non au référendum et l'échec des collectifs citoyens, sa candidature ne fait pour lui aucun doute.
S'il est clair que l'extrême gauche n'a jamais refusé un peu de bordel, certaines incertitudes pèsent sur cet engagement. En voici quelques unes.
Tout d'abord, José Bové retournera-t-il en prison ? C'est à la Cour de cassation de le dire. Peut-être que les juges verront d'un mauvais oeil la pression médiatique liée à cette candidature. En tout cas, Bové a juré qu'il continuerait à faire campagne derrière les barreaux.
Autre problème : l'engouement encore annoncé il y a quelques semaines autour de l'hypothèse de la candidature Bové semble s'envoler alors qu'il entre dans l'arène. Il se peut que Bové agisse sous pression, en se disant " si j'y vais pas maintenant, j'irai jamais " . Avec les risques d'essoufflement rapide que cela implique.
Enfin, quelle est la légitimité politique de Bové ? Personne ne le sait. Si l'on se fonde sur sa popularité et l'attrait que les médias ont pour lui, on aurait tort de limiter sa capacité électorale à l'extrème gauche. Néanmoins, et devant le foisonnement des petites candidatures à gauche du PS, on ne peut que se demander comment un résultat acceptable pourra être atteint par l'un d'entre eux. A moins d'adhérer à la théorie d'Arlette : plus y en a, plus y en a.
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On souhaite bien du courage aux militants de la gauche-de-la-gauche pour faire leur choix ! La coco Marie-Georges Buffet ? Le révolutionnaire Olivier Besancenot ? L'ouvrière Arlette Laguiller ? L'apparentée Clémentine Autain ? L'antitout José Bové ? Le néo-jaurésien Nicolas Sarkozy ?
