Les candidats à abattre
Le Premier Ministre a promis que tous les membres du gouvernement qui échoueraient aux législatives devraient quitter ce même gouvernement.
Alors que tous les sondages donnent une Assemblée à 80 % UMP, l'opposition trouve avec cet engagement une raison d'espérer. En effet, si la jurisprudence Fillon est appliquée à la lettre, les résultats des législatives pourraient dès dimanche provoquer une crise gouvernementale sans précédent.
Bien sûr, en s'engageant à djerter tous les battus, Fillon sait que cela fera de la place pour les déçus de Fillon I, qui espèrent ainsi ramener leurs vieilles bouilles RPR au gouvernement post-ouverture.
Il n'en demeure pas moins que selon les circonscriptions, les électeurs ont la possibilité de jeter quelques digues pour contenir la « vague bleue », afin que celle-ci ne dévaste pas tout sur son passage.
François Fillon
4ème circonscription de
Alain Juppé
2ème circonscription de
Michèle Alliot-Marie
6ème circonscription des Pyrénées-Atlantiques - Humiliée et traînée dans la boue par les sarkozystes lors des « primaires » de l'UMP, MAM a besoin d'un coup de main : battons-la pour l'aider à reconquérir la droite depuis l'extérieur.
Eric Woerth
4ème circonscription de l'Oise - Celui-là, il n'y a pas que l'opposition qui souhaite le voir battu. Profitez-en !
Dominique Bussereau
4ème circonscription de Charente-Maritime - Eliminer Bussereau, c'est éliminer ce qu'il reste de raffariniens au gouvernement. Et ça vaut le coup.
Christine Boutin
10ème circonscription des Yvelines - Qu'elle soit députée d'une circo hypertradi, passe encore. Mais qu'elle soit au gouvernement est une véritable insulte faite aux bonnes moeurs. Boutons la Boutin !
Jean-Louis Borloo
21ème circonscription du Nord - Une belle proie s'est égarée dans la circo nordiste : le ministre de l'Economie remet sa ceinture en jeu. Truqueur en chef des chiffres du chômage, l'ami Borloo pourrait retourner à sa carrière d'avocat et aller en saouler d'autres.
Valérie Pécresse
2ème circonscription des Yvelines - C'est bon, elle a été ministre. Maintenant, elle peut faire autre chose.
Les autres qu'il ne faut pas laisser passer
Alain Carignon
1ère circonscription de l'Isère - La question que doivent se poser les électeurs grenoblois est simple : un corrompu peut-il les représenter ? C'est à eux de voir.
Christian Vanneste
10ème circonscription du Nord - On croyait qu'il n'était plus à l'UMP. Pourtant, l'UMP ne présente personne contre lui. Mettons immédiatement fin à cet honteux foutage de gueule :
Des types comme ça, on n'en a vraiment pas besoin, que ce soit à l'Assemblée ou ailleurs.
Arno Klarsfeld
8ème circonscription de Paris - Le MEI a Francis Lalanne, l'UMP a Arno Klarsfeld. Le candidat gadget de la droite dans le XIIème est à l'image du mépris de la droite pour les bobos, qui pourraient bien montrer dès dimanche ce qu'ils pensent de cette fumisterie.
Dominique Perben
4ème circonscription du Rhône - Débarqué du gouvernement, parachuté à Lyon dans l'espoir d'y devenir maire, Perben-Parabène risque de s'arracher ses cheveux gominés par touffes entières si jamais il venait à échouer. Aidez-le à arrêter la politique.
Pierre Bédier
8ème circonscription des Yvelines - Décidément, la liste des candidats investis par l'UMP fait la part belle aux repris de justice ! Encore un condamné pour corruption. Bédier doit dégager.
Loïc Bouvard
4ème circonscription du Morbihan - A 77 ans, il sera vraisemblablement élu puis nommé au gouvernement (Anciens combattants), laissant ainsi sa place à son suppléant, François Guéant, fils de Claude Guéant, Secrétaire général de l'Elysée, ex-Directeur de campagne et ex-dircab de Sarko. Du beau gibier en fait.
Jean-Louis Bruguière
3ème circonscription du Lot-et-Garonne - Malgré les forts soupçons d'invalidité qui pèsent sur la candidature du juge antiterroriste, celui-ci mène campagne face à un dissident UMP, le député sortant Pierre Girard-Hautbout, dont le suppléant Philippe Brett a été mis en examen par le même Bruguière pour « intelligence avec une puissance étrangère ». Placé sous contrôle judiciaire par son opposant politique, le suppléant ne peut officiellement pas communiquer avec son candidat. Vive la justice indépendante !
Les traîtres de l'UDF
Aucun ne doit retrouver son siège. En effet, la présence d'un groupe centriste dissident de l'UDF signerait la fin du pluralisme parlementaire. Faites du « Nouveau Centre » le parti le plus éphémère de
B-)