Branleur !
Sarkozy : bientôt plus bronzé que Chirac ?
Il avait promis aux Français qu'ils travailleraient plus pour gagner plus. Il s'est autoproclamé candidat de la France qui se lève tôt, fustigeant l'oisiveté de ceux qui profitent du système en vivant en assistés. Pourtant, l'image que le Président véhicule depuis son élection est tout le contraire d'un exemple : et vas-y que je me fais offrir des vacances de pacha, que je fais du footing, que je me baigne sur des plages privées, que je me barre en weekend avec la smala aux frais de la Princesse...
Les " assistés " au RMI applaudissent
En weekend le vendredi
Branle-bas de combat à Bregançon, où le Président vient passer son second weekend consécutif depuis son intronisation. Il peut remercier Lionel Jospin et ses 35 heures qui lui permettent de se barrer dès le vendredi. Et oui, c'est nouveau : le Président assume son droit à la paresse. Tant pis pour ceux qui s'imaginaient que l'action serait en mouvement 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 : la rupture ferme à 18 heures. D'ailleurs, Sarko ne viendra pas travailler lundi : un bras d'honneur aux Françaises et aux Français qui travailleront plus sans rien gagner le jour de la Pentecôte.
Assisté
De Gaulle mettait un point d'honneur à régler lui-même les dépenses d'électricité. Depuis, les choses ont bien changé. Le budget de l'Elysée a été multiplié par dix en douze ans de Chirac. Sarkozy, héraut de la baisse des dépenses publiques, ne s'est pourtant pas encore engagé à le réduire. " Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais " : l'Etat modeste, c'est bon pour les autres. La starification - pardon : le changement - de la vie politique ne doit pas s'interrompre. Le Président doit lui aussi pouvoir s'étaler dans les pages de Voici, Gala et Paris-Match. Que cela implique que le chef de l'Etat adopte un train de vie outrageusement luxueux n'est pas pour déplaire aux gogos, heureux de voir ce petit branleur s'éclater avec notre argent.
On a les dirigeants qu'on mérite. Bêêêêêêêê !