Les RG interceptent une conversation entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen

Scoop bast64 : hier, les RG ont intercepté une conversation téléphonique entre Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen au cours de laquelle candidat UMP et le candidat FN évoquent les incidents de la Gare du Nord et - plus largement - leurs sentiments sur la campagne. Edifiant :
" Allo, Jean-Marie ? C’est Nico.
- Bonjour Nicolas ! Tu vas bien ?
- Tu parles si je vais bien ! Avec le bordel qu’on a foutu à
- Oui, je m’en doutais. Faut dire qu’on n’y est pas allés avec le dos de la cuillère !
- Et tu connais pas la meilleure ? Le type qui avait pas son ticket est en situation régulière !
- Nooon ? Tu plaisantes ?
- Non, je te jure ! Quand on a appris ça, on a vraiment rigolé !
- Tu m’étonnes. T’as quand même un sacré bol quand j’y pense. Cette émeute, c'est un cadeau tombé du ciel !
- Grave ! Et puis avec Internet, les vidéos ont tourné. Si avec ça on n’explose pas l’autre poufiasse, je bouffe un âne !
- Oui, mais ne t’emballes pas trop. C’est pas dit que je score autant que prévu. Vu la tournure de ta campagne, mes électeurs viennent plus facilement à toi et je risque de rater le second tour. Et tu sais comme j’y tiens, c’est ma dernière.
- Oui, je sais. Mais ne t’inquiète pas. Les gens ont envie d’ordre, alors tant qu’ils croient que je suis le bon candidat, ça ira. A toi de prendre le relais la semaine prochaine quand je ferai mon numéro sur les pauvres.
- Ah ! Les pauvres !
- Héhéhé ! Je te dis pas ce que je prépare ! Les gauchistes vont faire une crise de nerfs !
- Je te fais confiance, ne t’en fais pas ! Ces cons de pauvres vont encore tomber dans le panneau, comme avec Blum et Jaurès ! Hahaha !
- Hahaha ! Je les ai bien niqués quand même ! Blum et Jaurès ! Même Chirac m’a félicité. Il m’a dit : « Nicolas, je dois te dire que même moi je n’aurais pas osé ! ».
- Moi non plus je dois t’avouer !
- Bon sinon, ça s’est bien passé hier ?
- Hier ? Ecoute, c’était pas mal. On a eu quelques excités à l’entrée, mais pas plus que d’habitude.
- Et alors, tu l’as fait ?
- Oui ! Je t’ai fait applaudir… juste après avoir fait huer Bayrou et Royal.
- Aaaah… C’est tout bon ça ! Tu vois Jean-Marie, honnêtement, je commence à bien la sentir cette élection.
- Attention ! La dernière fois que tu as dit ça, tu as perdu trois points…
- Oui, je sais. D’ailleurs, je perds trois points dans le BVA de demain. Mais c’est pas plus mal. Si les gauchistes me voient trop haut, j’aurai la position de favori. Et ça, je préfère pas.
- Oui, c’est une façon de voir les choses.
- En plus, je te rappelle que je suis plus au gouvernement.
- Et oui ! Fini les meetings aux frais de la princesse !
- Arrête !
- Je plaisante !
- N’empêche que ça fait chier. Ce connard de Chirac… Il aurait quand même pu me laisser rester ministre jusqu’au bout.
- Lui, on le changera pas.
- Quel connard quand même celui-là...
- Je ne te le fais pas dire !
- Bon écoute, je dois te laisser, on m’attend.
- D’accord.
- On se rappelle demain, OK ?
- OK, 17h00, comme d'habitude. Embrasse bien Cécilia et les enfants pour moi.
- Oui, pareil. Fais une bise à Jany et dis-lui que je me suis occupé de son truc.
- Très bien, c’est très gentil de ta part.
- Et embrasse aussi Marine !
- Hahahahaha ! Le con !
- Hahaha ! Bon allez, faut vraiment que je te laisse. Ciao Jean-Marie !
- Ciao Nico ! "
Voilà les compères enfin démasqués !