Sarkoléon en Corse : bis repetita

Publié le par Bast

L’image de la France rayonne aujourd’hui. Alors que Ségolène s’envole pour la Chine (1,3 milliard d’habitants), Sarkozy débarque en Corse (260 000 habitants) afin d’expliquer ce qu’il compte faire pour l’île de beauté s’il est élu. Décryptage gratos de bast64.

5 ans de bérézina sarkozyste en Corse
Mais que n’a-t-il pas déjà tenté ? En effet, Sarko est ministre de l’Intérieur depuis 2002 ; il est à ce titre chargé du « dossier corse ». Or, sur ce point comme sur d’autres (violences aux personnes, immigration, etc.), le petit ministre a donné la preuve de son immense incompétence.
En dépit des innombrables annonces, promesses, menaces et autres sarkozies, les attentats n’ont pas cessé, les mafias continuent à faire la loi, l’économie locale est toujours sous perfusion et la violence raciale s’est exacerbée.
Le non au référendum sur la réforme des institutions locales voulue par Sarko en 2003 marque le point fort de l’échec de sa politique corse. On se rappelle d’ailleurs de l’épisode du 21 juin 2003, à l’aéroport de Bastia, où Sarko et Raffarin, venus défendre ce projet, ont été pris à partie par des manifestants hostiles à la réforme des retraites. Devant une poignée de militants UMP, les deux compères ont alors ridiculement improvisé un meeting, debout sur des chaises en plastique ! Heureusement pour eux, il n’y a pas eu de rupture : les chaises ont tenu.

La nouvelle vision de Niccola Sarcosi
A la veille des présidentielles, Sarko souhaite tourner la page de sa débâcle corse. Comme Chirac, qui annonce des mesures en faveur des pauvres qu’il a complètement ignorés pendant 12 ans, Sarko fait comme si le dossier corse n’arrivait « sur son bureau » (une de ses expressions favorites) qu’aujourd’hui. Il promet d’en finir avec la violence, il annonce des réformes, bref : il fait comme si de rien n’était.
Pourtant, en ce qui concerne la Corse, il y a matière à rupture. En effet, à quoi bon s’encombrer d’un territoire aussi hostile à l’Etat jacobin centralisateur, qui coûte beaucoup d’argent au contribuable et qui n’attire que des problèmes aux responsables politiques français depuis quarante ans ?
Oui : Sarko doit faire quelque chose. Sa légitimité de droite bonapartiste, son caractère rupturo-agressif et l’allégeance qu’il a promise aux Etats-Unis sont trois éléments sur lesquels bast64 suggère à Sarko de fonder sa nouvelle vision pour la Corse.


Il lui suffit pour cela d’imiter son illustre modèle, Napoléon Ier, qui avait cédé la Louisiane aux Américains pour une bouchée de pain. D’ailleurs, et selon des sources issues du premier cercle de ses fidèles, Nicolas Sarkozy s’apprêterait à annoncer qu’en cas de victoire, il vendra la Corse aux Américains pour un dollar symbolique. Voilà une affaire à ne pas manquer !

B-)

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Publié dans Présidentielles 2007

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