Ces immigrés que Sarko aide

Publié le par Bast

C'est l'histoire d'un mec persécuté dans son pays qui est allé demander de l'aide à Sarkozy. On lui avait pourtant bien dit que Sarko n'aimait pas l'immigration, qu'il préférait l'immigration choisie et qu'il n'avait pas à subir le flot des requêtes en droit d'asile de toute la planète, sans blague : on ne peut pas accueillir toute la misère du monde en France, bordel de merde !

Pourtant, Sarko accepta d'aider cet individu dans le besoin, confronté à l'impérieuse nécessité de changer de pays. Se prétendant malmené, persécuté et spolié par les autorités de son pays d'origine, le type lui explique alors qu'il a besoin de son aide pour changer d'air. Ce à quoi Sarkozy accède en lui laissant toute la liberté dont il avait besoin pour immigrer peinard.

Ce pauvre réfugié politique, nous le connaissons tous. C'est bien sûr Johnny Hallyday ! Vous savez donc qu'il est actuellement victime de l'inquisition financière de la France, ce pays farfelu où l'on prend du pognon à ceux qui en ont pour le filer à ceux qui n'en n'ont pas ou plus. Johnny, convaincu que le fisc (le "fix", comme il dit) voulait lui prendre TOUT son bel argent, s'est dit qu'il valait mieux aller voir ailleurs, dans des pays où les riches sont plus riches et les pauvres à leur place.

Sarko lui conseille d'abord la Belgique, puisque c'est pas loin de Paris et que les gens parlent français. Né au plat pays, Johnny juge la combine parfaite. Mal lui en a pris : Bruxelles rejette sa requête en belgification.

Notre Johnny "national" sent alors que ça commence à puer pour lui. Ni une, ni deux, il prend les devants et s'engage officiellement aux côtés de Sarko à l'UMP. Là, il rencontre Doc Gynéco, également en litige avec le fisc, qui lui explique que soutenir Sarko ne suffit pas : il faut qu'il trouve un pays d'accueil. Johnny lui répond qu'il y a déjà pensé, mais que ça a capoté sévère.

Doc lui suggère de s'enquérir de l'avis de son "petit maître à penser". Johnny se livre à Sarkozy, qui lui conseille d'aller en Suisse, où les gens parlent français, et où l'on paye 30 fois moins d'impôts grâce au système mondialement réputé du forfait fiscal suisse. Sûr de pouvoir mettre à l'abri son cher argent, Johnny prend donc le chemin de Gstaad, station de ski huppée des Alpes suisses où, dit-il, il vivra la moitié de l'année.

Au moins, l'honneur est sauf : Johnny restera Français !

B-)

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Publié dans Présidentielles 2007

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