Adieu Schumi, tu ne nous manquera pas
Enfin, c’est chose faite : après 15 ans d’une carrière qui nous a tous plongés dans un intense ennui, Michael Schumacher quitte
Sans rival, disposant de la meilleure voiture, le « baron rouge » nous laisse un sentiment mitigé. Son palmarès, il faut le reconnaître, est sans égal. Et sa formidable remontée à Interlagos le prouve. Mais à mieux y regarder, on constate combien il est entaché de doutes.
Ses deux premiers titres chez Benetton ont été obtenus au prix du sabordage de Damon Hill (Villeneuve, plus méfiant y a échappé en 1997) et de nombreuses tricheries pas toujours sanctionnées. De la grande classe.
Chez Ferrari, écurie qui lui a permis de glaner ses cinq autres titres, Schumacher a bénéficié du travail de ses ingénieurs et de l’absence de coéquipier de son niveau. Il aurait été plus amusant de le voir en compagnie d’un Hakkinen, d’un Coulthard, ou d’un Montoya. Mais avec Irvine ou Barrichello, il s’est bien protégé d’une telle éventualité !
Pour finir, une note d’espoir. La saison 2007 s’annonce formidable. Il y aura enfin deux pilotes de talent chez Ferrari – Massa et Raikkonen – qui disposeront de voitures identiques. Alonso aura du mal à conserver son titre chez Mc Laren, mais la menace ne viendra sûrement pas des Renault, pilotées par le mauvais Fisichella et le jeune Kovalainen. Suspense en perspective…
B-)