Huitième jour : première reculade

Publié le par Bast

' Un pas en avant, deux pas en arrièèè-reu : c'est la politique du gouverneu-ment ! '

En matière de reculade, rien de vaut les conseils de vrais professionnels

Cela fait maintenant huit jours que Nicolas Sarkozy dispose de la large majorité qu'il estimait nécessaire pour réformer la France. Et voilà que le Nouveau Pouvoir butte sur un premier obstacle : la réforme des universités. Ce projet prioritaire (rentrée universitaire oblige) a effectivement été retiré de l'ordre du jour du Conseil des ministres de ce matin.

Tant de vent remué, tant de petits muscles exhibés, tant de beaux discours prononcés... On allait voir ce qu'on allait voir. Enfin, on allait nous dire la vérité. Enfin, on allait réformer l'inréformable. Enfin, on allait voir éclater l'incompétence des guignols qui étaient aux manettes au cours de l'ère pré-sarkozyienne. Les marchand de tapis n'avaient qu'un mot à la bouche : la rupture.

Fion considérait même la réforme des universités comme la plus importante des mesures du quinquennat. Pécresse avait multiplié les effets d'annonce, assistant à toutes les négociations... qui ne servaient à rien, un texte était déjà tout prêt. Refusant d'être les dindons de la farce en servant de caution à l'université à deux vitesses, les syndicats étudiants ont alors montré leurs dents.

Bilan : Sarkozy a encore fait preuve du plus grand traditionnalisme politique : il a envoyé ses ministres au front avec un projet dont personne ne voulait, avant de " reprendre la main " et de jouer les généreux en retirant sa réforme, appelant à la poursuite du dialogue.

Pompier et pyromane...

A trop jouer avec le feu, on finit par se brûler.

B-)

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Publié dans Opposition !

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Mimile (stef64600) 28/06/2008 23:33

ah ben tiens ! comment ça va ?