Ci-gît la liberté de la presse

Publié le par Bast

La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas

Sarko n'est pas encore en fonctions que la répression pointe déjà le bout de son nez.

Ce matin, les locaux du Canard enchaîné ont fait l'objet d'une tentative de perquisition. Non, vous ne rêvez pas : l'un des principes démocratiques les plus essentiels vient d'être piétiné par le gouvernement.

Il s'agit bien sûr de l'affaire Clearstream. Pour savoir comment des journalistes du palmipède ont pu se procurer les notes du prudent Général Rondot sur le compte japonais de Chirac, le juge Thomas Cassuto s'est cru autorisé à s'asseoir sur la liberté de la presse.

Le principe de protection des sources est aujourd'hui gravement remis en cause. Or les journalistes ne peuvent pas effectuer leur travail librement sans cette garantie de secret professionnel. Sans protection des sources, l'info se tarit et les puissants dorment tranquilles.

Garant du respect des libertés fondamentales, le gouvernement ne peut laisser le parquet s'affranchir de règles démocratiques au nom d'une enquête qui concerne les membres de ce même gouvernement. C'est pourtant ce qu'il se passe aujourd'hui.

Certes, la quantité d'affaires graves récemment sorties par le Canard (notamment celle de l'Ile de la Jatte), ainsi que les mises en causes régulières - et justifiées - du système judiciaire sont certainement liées à cet excès de zèle.

Mais avec cette perquisition, la Justice adresse avant tout un message clair aux journalistes : " La protection des sources, vous vous la mettez sur l'oreille, vous la fumerez plus tard ". Un Etat policier se met peu à peu en place, sous nos yeux...

Seulement voilà, les journalistes du Canard ne l'entendent pas de cette oreille. Ils ont perdu les clés du journal ! Et le vilain juge est reparti broucouille... Bravo les gars !

B-)

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Publié dans Opposition !

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