Un tiers d'indécis

Publié le par Bast

Indécis, si c'est pour aller voter Sarkozy, il vaut mieux rester chez vous : on nous dit que les jeux sont faits

C'est marrant, mais en écoutant la radio ce matin, j'avais l'impression d'être le 7 mai. MAM se dit prête pour être Premier Ministre ? Tiens donc ? Sarkozy est-il déjà élu ? Dans le doute, j'allume la télé : Nicolas Sarkozy veut une majorité, il s'est déjà lancé dans les législatives. C'est donc qu'il est élu. Aurais-je dormi pendant trois jours ? Je me rue sur Internet, et j'apprends que Sarko est à 54,5 %. Incroyable ! C'est donc joué : l'ourse a été tuée, la peau vendue.

Et puis je me suis dit que tout cela n'était peut-être pas vrai, que l'élection avait lieu dimanche et que personne n'avait encore voté. Ségolène a fait l'ouverture au centre, elle a rempli Charléty, mis à nu les incohérences cyniques du vendeur de salades... Largement de quoi relancer sa campagne. C'est impossible : nous n'avons pas perdu !

C'est alors que j'entends que Monsieur Bachy, le chargé de campagne du JT de TF1, vient d'être récompensé de l'Ordre du Mérite par l'UMP. Je m'aperçois aussi que les instituts de sondages rivalisent à celui qui donnera le plus d'avance à Sarkozy et que les journaux relaient ces résultats sans rappeler qu'un tiers des personnes certaines d'aller voter dimanche n'ont pas exprimé d'intention de vote. 30 % d'indécis... La campagne n'est donc pas finie. Rien n'est perdu, alors ?

" Si ! ", me répondent en choeur TF1, France Info, LCI, RTL, RMC, I-Télé, M6, Canal, France 2-3-4-5-O, Le Parisien, Le Figaro, Google News, et même l'Equipe ! Et le débat ? " Mais c'est Sarko qui l'a gagné, enfin ! ". Ah bon ? J'en étais resté à un constat pourtant plus nuancé, même sur TF1... Mais j'ai dû rater un épisode...

Ce que j'ai raté, c'est le moment ou toutes les rédactions de France et de Navarre se sont couchées devant l'entreprise de démoralisation sondagière de l'UMP... Cela a dû se passer dans la nuit pour que je ne l'ai pas vu. A moins que cela ne soit plus vieux ?

J'ai donc décidé de redoubler d'efforts pour convaincre les indécis, pour retourner ceux qui peuvent l'être, pour déblanchir les votants peureux, pour rappeler combien le projet d'une société solidaire est meilleur que celui de la déchirure que propose la droite.

Nous n'avons plus que deux jours pour dékarchériser les esprits : profitons du silence de Sarko !

B-)

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Publié dans Présidentielles 2007

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