Débat présidentiel : la lutte finale

Publié le par Bast

Les intermittents du spectacle adaptent le plateau aux exigences de Sarkozy

Selon toute vraisemblance, le sang va couler au cours du débat qui opposera Ségolène Royal à Nicolas Sarkozy.

Gonflée à bloc, la candidate socialiste n'a rien à perdre. Pour combler l'écart arithmétique (et sondagier) qui la sépare de l'Elysée, elle devra se montrer particulièrement convaincante et pousser le candidat sortant à la faute, en ne manquant pas de lui rappeler son épouvantable bilan.

De son côté, Monsieur Unpoint de Croissance (c'est son nouveau surnom) devra contenir ses pulsions agressives. Et la partie ne sera pas facile, lui qui a l'insulte si facile et la mauvaise foi chevillée au corps. D'évidences en caricatures, pourra-t-il tenir deux heures sans radoter ? Que fera-t-il s'il sent le débat lui échapper ? Au contraire, comment réagira Ségolène si Sarko lui affiche trop de mépris ? On se souvient de l'humiliation qu'avait subie MAM lors du congrès et des forums régionaux de l'UMP...

Les agressions vont pleuvoir, et il y a fort à parier que les deux candidats ne sortiront pas indemnes du premier débat d'entre deux tours depuis 1995. Pourtant, les médias jugent que Sarko part favori et que Ségolène est une challengeuse.

C'est une belle erreur. Sarko n'a jamais débattu devant personne (à part Le Pen, mais qui ne sortirait pas vainqueur d'un débat contre Le Pen ?). Son discours arrogant, étriqué, binaire, répétitif et volontairement simplificateur fonctionne bien sur les gogos et devant les journalistes. Devant d'autres contradicteurs, cela devient moins évident pour celui qui a tant l'habitude qu'on lui lèche les... talonnettes. Monsieur Besson suffira-t-il à aider Sarko à venir à bout d'une candidate qui est sortie vainqueur du débat interne qui l'avait opposé - excusez du peu - à DSK et Fabius ?

Alors que la vidéo du remontage de bretelles en direct qu'à subi Sarko de la part de Ségo en 1993 circule sur le Net, les sarkosceptiques se souviennent des difficultés que le candidat du bilan avait rencontrées lors de sa visite à Meaux.

Ce soir, 20 millions de personnes regarderont le débat pour une seule raison : voir Sarkozy se casser la gueule en direct et apparaître pour ce qu'il est : un homme faux.

B-)

Accueil

Haut de page

Imprimer

Ajouter aux favoris

Publié dans Présidentielles 2007

Commenter cet article