Scoop : La réconciliation Sarko-Bayrou

Publié le par Bast

La réconciliation de la droite est en marche ! Grâce à bast64, vous aviez déjà appris l'existence de contacts quotidiens entre Jean-Marie Le Pen et Nicolas Sarkozy.

Cette fois, les fins limiers des RG - avec lesquels nous avons toujours entretenu d'excellents rapports - nous ont communiqué la transcription de la conversation téléphonique que Nicolas Sarkozy et François Bayrou ont eue hier soir, vers 21 heures. En fait de réconciliation, il s'agit plutôt d'une confirmation qu'entre les deux leaders de la droite républicaine, tout va pour le mieux. Jugez-en plutôt :

" Allô, François ?

- Oui ? Qui est à l'appereil ?

- C'est Nico.

- Ah ! Nico ! Ton nom s'est pas affiché. Tu m'appelles avec quel numéro ?

- C'est celui de Cécilia, elle a laissé son Nokia en partant, c'te conne. Et comme elle a le forfait illimité de Bouygues...

- D'accord. Au fait, je suis désolée qu'elle t'ait quitté comme ça ; je trouve que ça ne se fait pas.

- M'en parle pas... Putain, celle-là... Je te jure que si je la choppe avec son connard de mec...

- Oui... Tiens, d'ailleurs, je voulais te demander si je réservais toujours pour quatre pour juillet.

- Evidemment ! Tu crois quoi ? Que je vais rester seul à m'astiquer la nouille, pendant que toi et Babbette allez vous la couler douce sur le pont du catamaran ? Tu ne me connais pas ! Je trouverai bien une électrice pas trop grande et bien roulée pour m'éclater un peu.

- Bon. Tu me rassures ! J'avais vraiment peur que tu déprimes et que tu annules tout.

- Oui, bon... ça va. Parlons d'autre chose.

- Si tu veux.

- Bon, j'ai appelé Alain [Minc, NDLR] et Jean-Marie [Colombani]. Ne t'inquiète pas, j'ai rattrapé le coup.

- Ils étaient pas trop fâchés ?

- Je te cache pas que Jean-Marie était furax. J'ai dû insister, mais c'est bon : il te pardonne.

- Tant mieux. C'est une bonne chose de faite.

- Sinon, tu as vu Borloo à Canal ?

- Oui, j'ai vu.

- Il a bien compris ce que je lui ai dit. Te voilà tranquille pour appeler à voter pour moi.

- J'ai vu, j'ai vu. C'est très bien. Parce que là, je t'avoue que j'en pouvais plus. Faire le type de gauche, c'est vraiment pas pour moi. J'avais presque honte.

- Tu sais, c'est ça la politique.

- Oui, je le sais. D'ailleurs je me demandais si tu... si tu...

- Allô ? François... Allô ?

- Attends, putain ! je réfléchis... Je me demandais si tu ne pouvais pas faire quelque chose pour Cavada. J'ai demandé partout, personne n'en veut. Il faut lui trouver quelque chose, je lui ai promis.

- Oui, mais là, tu sais, tu n'es pas le seul. Si tu savais combien j'ai promis de postes, tu comprendrais qu'il m'est difficile de te répondre tout de suite.

- Il est journaliste, tu sais. Vois si tu peux faire quelque chose, s'il-te-plaît.

- D'accord. Je vais appeler Arnaud [Lagardère], et si ça marche pas, je demanderai à Jean-Pierre [Elkabbach] ou à Martin [Bouygues]. Mais je peux rien te promettre.

- Je te remercie.

- Bon, on voit pour ton discours ?

- Oui. J'ai le brouillon sous les yeux. Alors j'ai écrit : " Françaises, Français, mes chers compatriotes... ", j'ai perdu, je suis triste, c'est dommage, patati-patata... Et alors pour l'appel, j'ai mis : " Vous avez voté pour moi parce qu'au fond de vous, vous aviez cette conviction inébranlable qu'un autre destin était possible pour notre pays. Pour autant, le soutien que vous m'avez apporté ne doit pas disparaître avec moi. Le formidable élan avec lequel vous m'avez porté ne doit pas s'interrompre : il doit continuer, il doit survivre, pour vous, pour la France. Beaucoup se demandent qui je soutiendrai pour le 6 mai. Et bien je vais vous le dire ". Là, je fais un petit silence, et je reprends : " Le choix des Français s'est donc porté sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Or, je ne pense pas que la France mérite l'incompétence. Je ne pense pas que la France mérite l'assistance, le laxisme, le gauchisme et les autres perversions véhiculées par le discours de Madame Royal. C'est pourquoi je vous conjure de faire appel à votre courage, à votre coeur et à poursuivre sur le chemin que j'ai tracé pour vous en portant Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République Française. Vive la République, vive la France ! "

- D'accord...

- Et après, je me casse sous les applaudissements.

- Mouais. Tu trouves pas que c'est un peu too much sur Ségo ?

- Non. Pourquoi ? Tu trouves ?

- Un peu quand même.

- Ah bon.

- Ecoute. Tu vas me le faxer, on va regarder tout ça avec Henri [Guaino] et on en reparle demain, si tu veux bien.

- Pas de problème. Mais je préfère t'envoyer un coursier, c'est plus discret. Je voudrais pas que quelqu'un de chez toi tombe dessus par erreur.

- Fais comme tu veux, mais il me le faut avant 22h15 au QG. Je vais prévenir Henri.

- Très bien, on fait comme ça : marché conclu. On va pouvoir parler affaires maintenant.

- Oui. Je t'écoute.

- Je veux Matignon.

- Hors de question.

- C'est bien le moins. Après, tu me fous qui tu veux, mais je veux Matignon. Tu me dois bien ça.

- Tu sais bien que si je te promets Matignon, ça va être le bordel chez moi.

- Tu n'es pas obligé de leur dire, mais c'est mon dernier mot.

- Apparemment, je n'ai pas le choix.

- Non, je ne pense pas !

- Bon. Admettons que tu sois mon Premier Ministre... Je fais quoi de Borloo et Fillon ?

- C'est ton problème.

- C'est aussi le tien !

- Non : c'est ton problème. Tu veux battre Royal ? Nomme-moi à Matignon. Le reste, ça ne me regarde pas.

- Tu ne me facilites pas les choses.

- Je m'en fous.

- Bon... On peut en reparler demain ?

- Non. Je veux un engagement ferme dès ce soir.

- ...

- Nicolas ? Je veux un engagement ferme tout de suite.

- Putain, tu fais chier : va pour Matigon, c'est d'accord.

- Très bien. Tu vois, quand tu veux...

- Ouais, c'est ça...

- Tu fais le bon choix.

- J'espère.

- Bon. Il faut que j'appelle Rocard.

- Quoi ?! Mais ça va pas ou quoi ? T'es complètement malade !

- Mais non ! Je dois juste lui confirmer que je le nommerai à Matignon !

- Le nommer à Matignon ?.. Hahahahaha ! Quel con ç'ui-là !

- Hahahaha ! Elle est bonne, hein ?

- Pas mal, pas mal.

- Bon allez, je te laisse. Je demande à Marielle [de Sarnez] d'envoyer un coursier chez toi, et on se rappelle demain.

- D'accord, à demain.

- Eh ! Nico ?

- Quoi encore ?

- Merci !

- Il n'y a pas de quoi, Monsieur le Premier Ministre !

- Hahaha ! Mais bien sûr, Monsieur le Président !

- Hahaha ! Bon allez...

- Oui. A plus !

- Tchao. "

En voilà une info qu'elle est solide !

B-)

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Publié dans Présidentielles 2007

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