" Vous grillerez en Enfer, Madame Boutin "

Publié le par Bast


Le service Investigation de
bast64 a fait très fort cette semaine en plaçant des micros dans l'église Saint-Nicolas-du-Chardonnay, en laquelle Madame Boutin aime se confesser. En sortant de la réunion organisée ce matin autour de Fion, la "ministre des pauvres", comme elle aime à s'appeler, a couru se livrer au Père Adolphe. Extraits de la confesse :

Christine Boutin :  Pardonnez-moi, mon Père,  car j'ai péché.
Père Adolphe : C'est le moins qu'on puisse dire ! Vous avez même péché au gros !
CB : Ne soyez pas aussi dur. Vous savez qu'il est difficile de s'occuper des pauvres ! Ils sont si sales, si vulgaires et si méchants...
PA : Vous n'avez qu'à changer de métier ! Vous savez, savoir donner est le premier commandement de la charité chrétienne.
CB : Peut-être, mais qu'ai-je à donner ? Nous avons déjà tout distribué aux riches pour les remercier d'avoir permis l'élection du Frère Sarkozy.
PA : Et bien dans ce cas, vous n'avez qu'à dire la vérité.
CB : C'est impossible !
PA : Vous savez que le mensonge est un péché capital que nous punissons très sévèrement.
CB : Ah non ! Ah non ! Je vous en prie ! Faute avouée n'est-elle pas à moitié pardonnée ?
PA : C'est bon pour les paroisses gauchistes : pas de ça chez nous. Vous risquez au moins dix jours de silice pour ce mensonge.
CB : Ah non ! Pas le silice ! J'ai trop souffert la dernière fois...
PA : Dieu est seul juge. Mais vous aurez du mal à vous en tirer à si bon compte.
CB : Mais c'est juste un petit mensonge de rien du tout !
PA : C'est vous qui le dites. Mais vous avez aussi menti en disant que le problème des sans-abris était réglé.
CB (en pleurant) : Ouiii, je l'avoue ! Mais je travaille tout de même au service des pauvres. Cela ne mérite-t-il pas de l'indulgence ?
PA : Excusez-moi, mais qu'avez-vous fait exactement pour les pauvres ?
CB : J'ai délocalisé mon ministère à Lyon.
PA : Vous vous moquez de moi ? Vous frôlez le blasphème, mon enfant ! Vous savez très bien que vous n'avez strictement rien fait !
CB : Et les CRS rue de la Banque, c'est du boudin ?
PA : Surveillez donc votre langage ! Et puis lâcher la police sur de pauvres sans-abris, ce n'est pas très catholique.
CB : Mais c'étaient des Noirs, mon Père ! Des Noirs !
PA : Certes, nous pensons ici que les Noirs seraient beaucoup mieux chez eux. Mais ce n'est pas une raison pour agir de la sorte. Je m'inquiète beaucoup pour votre salut, chère Christine.
CB : C'est injuste ! Avec tout ce que je fais pour combattre la pilule, l'avortement, les homosexuels et les relations sexuelles hors-mariage, je devrais déjà être sanctifiée vivante ! Je suis une sainte, nom de Dieu !
PA : Oh ! Bonté divine ! Jésus, Marie, Joseph ! Le malin vous habite !
CB : Mon Dieu ! Que m'arrive-t-il ? Je me mets à parler comme Fadela Amara !
PA : Dieu vous en garde !
CB : Alors, mon Père, quelle sera ma pénitence ?
PA : Votre dossier ne plaide pas en votre faveur. Je crains que vous ne brûliez en Enfer, ma chère Christine.
CB (implorant) : Noooooooooooon ! Je ne veux pas !
PA : C'est pourtant le destin qui vous attend. Le mal est fait : vous êtes une mauvaise personne, Christine. Vous avez de plus jeté l'opprobre sur notre communauté catholique traditionnaliste. Non, je ne vois qu'une issue pour votre âme misérable et perdue : l'Enfer !
CB : L'Enfer ? Mon Père, après tout ce que j'ai fait pour la sauvegarde de la morale et des valeurs intégristes, ne pouvez-vous pas me trouver une place au Purgatoire ?
PA : Certainement pas, Christine : les places manquent. Les restrictions budgétaires sont passées par là. Pour vous, ce sera l'Enfer ou rien !
CB (quittant le confessional) : Mea culpa ! Mea culpa ! Mea maxima culpa !

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